Historique

La FCIG a été créée par arrêté législatif du Grand Conseil le 2 mai 1953, en tant que fondation de droit public. Dotée par l’Etat de Genève d’un capital de départ de CHF 1,1 millions, elle a entrepris de construire l’immeuble du Centre International de Genève, à la place des Nations (immeuble de Varembé). Le bâtiment avait à l’époque été devisé à CHF 3,5 millions et les travaux furent bouclés pour CHF 3,9 millions. Les premiers bureaux furent mis à disposition en 1956.  

Dès le départ, sa vocation était d’offrir des loyers abordables, ainsi qu’en témoigne l’expression de la volonté d’origine : Il est évident que notre canton a un intérêt moral et matériel certain à abriter dans ses murs un grand nombre d’institutions internationales d’ordre privé ou public ; pour celles dont s’occupe plus particulièrement le Centre International de Genève, il faut remarquer qu’elles ont, pour la plupart, un but charitable et que, partant, leurs finances ne peuvent être mises à contribution que d’une façon limitée.

Situé tout près des Nations Unies, le Centre International de Genève offrait aux organisations internationales non gouvernementales un emplacement de choix pour être au cœur des débats de la Genève internationale. Par arrêté du Conseil d’Etat du 30 avril 1957, l’Etat de Genève a cédé gratuitement à la FCIG la parcelle principale sur laquelle avait été construit l’immeuble de Varembé. Le reste du terrain a été cédé ultérieurement, également à titre gratuit, lors d’un remaniement parcellaire relativement complexe réalisé en 1970.  

Dès 1976, la FCIG a commencé à considérer la possibilité de construire un nouveau bâtiment, au chemin des Morillons. Elle a de ce fait envisagé une modification de ses statuts, qui étaient jusqu’alors limités à la construction du Centre International à la rue de Varembé. L’Etat de Genève était de son coté prêt à mettre le terrain gracieusement à disposition. Après plusieurs années de démarches exploratoires avec divers partenaires, le Centre Administratif des Morillons (CAM) était finalement inauguré en 1985, avant même que les questions domaniales soient totalement réglées. Le bâtiment était voué à être divisé en PPE avec l’UNESCO-BIE, qui avait manifesté un intérêt pour posséder les locaux qu’il envisageait d’occuper. L’investissement de la FCIG s’est monté à CHF 17,0 millions.  

En 1989, après avoir achevé un grand chantier pour le changement des fenêtres du bâtiment historique de Varembé, le conseil de fondation a envisagé une extension du CAM. Sous l’impulsion de l’OMPI, à la recherche d’espaces supplémentaires, les travaux ont effectivement débuté en 1992 pour ce nouveau bâtiment devisé à CHF 21,0 millions. 1992 a également vu la modernisation des statuts de la FCIG.  

En 1993, le parc immobilier de la FCIG a encore été complété par la donation par l’Etat de Genève de la villa Grand-Montfleury, à Versoix. Ce dernier reste toutefois propriétaire du terrain. Ce bâtiment historique, attaqué par la mérule pleureuse, a nécessité d’importants travaux de rénovation qui ont rapidement été entrepris avec le soutient du donateur. Bien que les locaux aient été prêts pour que les premiers locataires s’installent début 1996, les organisations intéressées mirent du temps à se mobiliser. En parallèle de ce chantier, la FCIG a également suivi celui de l’extension du bâtiment de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, sans y être partie prenante.  

1996 vit également la régularisation de la situation domaniale du CAM. L’Etat de Genève a alors concédé un droit de superficie sur la parcelle et la PPE entre la fondation et l’UNESCO-BIE fut formellement constituée.  

Depuis cette date, l’activité de la FCIG s’est concentrée essentiellement sur la location des bureaux offerts par ses immeubles. Bien qu’elle ait envisagé un nouveau projet, les conditions propices à sa réalisation n’ont pas encore été réunies.  

Au cours de l’existence de la FCIG, les conseillers d’Etat suivants se sont notamment succédés à la présidence de son conseil : Jean DUTOIT, François PEYROT, François PICOT,  Jacques VERNET, Christian GROBET, Philippe JOYE, Laurent MOUTINOT et Mark MULLER.